Comment sait-on que la Terre est ronde ?
On se pose parfois une question qui semble presque naïve : comment sait-on que la Terre est ronde ? Beaucoup répondent spontanément : « On l’a vue, on a des photos. » Cette réponse est compréhensible.
On se pose parfois une question qui semble presque naïve : comment sait-on que la Terre est ronde ? Beaucoup répondent spontanément : « On l’a vue, on a des photos. » Cette réponse est compréhensible.
En 1897, à l’Observatoire de Paris, une jeune femme emploie un instrument qui tient plus du microscope que du télescope. Elle n’est pas en train de « découvrir » un nouvel objet céleste, mais de mesurer la position de milliers d’étoiles sur des plaques photographiques. Sans ce travail ingrat, pas de carte fiable du ciel. Son nom ? Dorothea Klumpke.
Par son existence hors norme, Robert Dautray est l’incarnation de la méritocratie républicaine et du service du pays qui l’a accueilli et qu’il a passionnément aimé.
« Ce n’est pas en perfectionnant la bougie qu’on a inventé l’ampoule électrique ». Voilà une conclusion sentencieuse du directeur scientifique du CEA-DAM, Robert Dautray, à l’issue d’un comité des codes qu’il présidait en 1991 sur le centre de Limeil.
Un chimiste jurassien, un explorateur souletin. Une ancienne tannerie, un château néo-gothique. Un laboratoire, un observatoire. Deux salles, deux ambiances. Vraiment…? Brève enquête sociologique et patrimoniale.
Robert Dautray voyait le nucléaire civil comme un système devant être pensé dans son intégralité « réacteur/combustible/cycle/déchets » et pour le penser comme tel, il importait de rassembler et de coordonner des compétences qui relevaient certes de la physique nucléaire (j’ai coutume de dire, fortement influencé par Robert Dautray, qu’un réacteur nucléaire est « une épicerie à neutrons couplée avec une...
Sans Rosalind Franklin, la structure de l’ADN serait restée un mystère bien plus longtemps. Ses clichés de diffraction des rayons X, dont le célèbre « Cliché 51 », ont permis de passer de l’hypothèse à la preuve. Pourtant, son rôle fut longtemps minimisé. Voici l’histoire d’une pionnière qui a changé la biologie moderne.
L’hydrologie est la science de l’eau. Elle décrit les réserves et leur qualité, analyse son cycle, quantifie les flux et établit des modèles permettant la compréhension du fonctionnement des hydrosystèmes, de leur gouvernance et leur gestion de façon durable. Ghislain de Marsily incarnait cette vision globale, alliant une science rigoureuse au service de la société.
L’année 2026 marque le cinquantenaire de la disparition de Jacques Monod. Lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965, il fut l’un des pionniers de la biologie moderne. Outre ses travaux scientifiques, il a dirigé l’Institut Pasteur qu’il a sauvé de la faillite. Résistant, musicien, écrivain, sportif, sont autant de facettes de ce savant hors du commun.
En 1969, Yvonne Choquet-Bruhat figure – peut-être à son insu – parmi les scientifiques qui postulent pour être correspondants dans la section de mécanique, dont André Lichnerowicz et Jean Leray sont d’ailleurs membres. Elle est alors professeure à l’université Paris VI, auteure d’une soixantaine d’articles et connue des spécialistes de relativité générale du monde entier.